2018- Théâtre Tristan-Bernard: C’était quand la dernière fois ? (Jeu) Pièces de théâtre / du 20 janvier 2018 au 29 avril 2018. D'Emmanuel Robert-Espalieu, mise en scène Johanna Boyé. 2016 - Théâtre des Bouffes LeBritannique David Barclay a perdu le premier acte de la bataille qui l’opposait à un auteur français dont il voulait faire interdire la pièce de théâtre. Cétait quand la dernière fois à Angers. Du 1er décembre 2022 au 3 décembre 2022. à 19h15. Au Restau-Théâtre. Le casting de ma vie à Angers. Du 8 décembre 2022 au 10 décembre 2022 . à 19h15. Au Restau-Théâtre. Very Brad Pitt à Renseignementspratiques : Samedi 26 septembre 2020. Représentation à 20h30. Durée de la pièce : 1h. Lieu : Salle du MUNSTERHOF • 9 rue des juifs • 67000 Strasbourg. Arrêt de tram : République. Prix des places : Superpièce de théâtre. Le décor est très joli. Les comédiens formidables. Moi j adore virginie Hocq alors là maintenant suis encore plus fan. Le seul bémol c’est le titre de la pièce : impossible de le retenir. Même 10mn après être sortie du théâtre. Très compliqué pour faire du bouche à oreille. Mais encore une fois bravo Lapièce C'était quand la dernière fois ? revient en Belgique au printemps 2019 ! Avec à l'affiche les comédiens Virginie Hocq et Zinedine Soualem , la pièce se jouera au Central à La Louvière et au Centre Culturel de Huy . JohannaBoyé. Johanna boyé se forme d'abord au théâtre chez Véronique Nordey, puis intègre l'école des Ateliers du Sudden. Elle collabore avec plusieurs metteurs en scène en tant que comédienne avant de monter, en 2004, la compagnie Les Sans Chapiteau Fixe, structure indépendante qui se construit autour de ses mises en scène. DApcwy. Elle rayonne au milieu de ses partenaires masculins Éric Elmosnino, Félix Moati et Gabor Rassov. Se mordillant un peu les lèvres, elle opine doucement de la tête en fixant la salle d’un regard brillant, comme pour se convaincre de la réalité du moment. Elle a eu tellement peur, Vanessa Paradis, qu’elle prend le temps de savourer l’ovation debout et ces rappels insistants que lui réserve le public du Théâtre Edouard-VII ce mardi soir de la pièce Maman », écrite et mise en scène par son mari Samuel Benchetrit, la chanteuse et comédienne foule pour la première fois les planches. Debout, elle salue avec une intensité et une émotion contenues son tout premier public de débuts de Paradis au théâtre, très attendus, forcément. On a souhaité les découvrir avec les spectateurs du premier soir, trop impatient. En payant. Vous avez acheté vos places vous ? Non, vous êtes invité. Alors de quoi vous vous plaignez ? » nous avait-elle lancés, agacée, en interview la semaine dernière. Pas de plainte, mais une simple question sur le prix de certaines places – 98 euros en carré or, les meilleurs places – tarif pour le moins inhabituel. Elle n’avait pas eu son mot à dire, a-t-elle peu raide au débutC’est le prix qu’on a payé, donc, ce mardi. Il restait quelques places, pas beaucoup, la salle est assez pleine quand elle apparaît sur scène sous des applaudissements nourris. Maman », lit-on en lettres au-dessus de la boutique qu’elle ferme. Elle, c’est Jeanne qui sort dans cette rue grise et sale un soir avant Noël. La prenant pour une prostituée, un jeune homme Moati l’accoste. Un paumé qu’elle voudra prendre sous son aile, embarquant son mari Bernard Elmosnino dans cette drôle de soirée oscillant entre rires et gravité, comédie et Paradis est aux côtés d'Éric Elmosnino, Félix Moati et Gabor Rassov. Claude GassianOn sent la comédienne un peu raide, elle va gagner en souplesse au fil de la pièce. C’est encore un peu vert, bien sûr, son interprétation aussi, mais déjà on remarque la mise en scène et ce rythme imposant une sorte de latence, de distance entre les mots et les corps. Ça appuie le propos, mais rend l’ensemble un peu froid bien qu’il s’en dégage tendresse et poésie. Au final, la salle se lève pour la reine du soir. À la sortie, le public est bienveillant mais fan de Vanessa, Anita l’a sentie bien à l’aise malgré deux trois petites fausses notes, on va dire, le trac quoi », mais s’est délectée de chaque instant. C’était génial, j’ai adoré, c’est Vanessa quoi », souffle-t-elle en attendant la chanteuse devant le théâtre. On a du mal à se séparer en sachant qu’elle est là », sourit-elle. J’étais curieuse de voir Vanessa Paradis et j’ai adoré »À quelques mètres, quatre copines. Aucune n’est fan. J’étais curieuse de voir Vanessa Paradis et j’ai adoré, c’est très touchant, drôle et frais », confie Tania. Elle joue bien », note Vessala, séduite. J’ai eu l’impression d’être venue avant la première, je me suis dit qu’ils n’étaient pas encore dedans », estime de son côté Piroska, un peu surprise de ce qu’elle a vu. Au centre, Sylvia, elle, fulmine. Et ne mâche pas ses mots C’est plat, elle parle d’une façon monotone et le sujet est nul, lâche-t-elle. Cette ovation m’a agacée, vraiment, je suis très déçue. »À côté, Sylvain suit le travail de Samuel Benchetrit depuis des années. Et a aimé. Avec lui, la vie redevient sacrée et on a envie de profiter de chaque moment parce qu’on a une chance d’être là », analyse-t-il. Vanessa Paradis a une présence naturelle et une voix qui fait que ça marche super bien au théâtre, je l’ai trouvée super », pense Alexandra qui l’ encore, un petit groupe. Des habitués du théâtre où ils vont une à deux fois par semaine. Les avis sont mitigés. On n’est pas vraiment enthousiasmés, ça met un peu de temps à démarrer, la première demi-heure c’est lent, ensuite il y a une belle histoire », glisse Stéphane. C’est bien écrit, il y a une vraie émotion et une vraie poésie, de la tendresse », note Thierry. Pour lui, Vanessa Paradis a du talent et offre une belle prestation ». Déçues », Laurence et Valérie sont bien plus critiques. Ça manquait de rythme et l’ovation à la fin, je n’ai pas compris, c’était trop , pense la première. On a vu Anconina, la première, il y a quinze jours dans Coupable », et là on a été emballés. Vraiment. Là, on n’a pas le même enthousiasme, on a trouvé que c’était, bon, voilà, bien mais pas incroyable » . Il y avait des irrégularités dans les interprétations, ça manquait de vérité, de justesse parfois », note Valérie. Elle a une présence tout de même, intervient Sabine. Il y a des lenteurs, mais aussi une vraie sensibilité. Moi ça m’a touché. »Ce qui met tout le monde d’accord, c’est la cherté des places. 98 euros le carré or, ça pique ! » tique Thierry. On a eu la chance de passer par mon CE, sans cela on ne venait pas, c’est sûr », glisse Sabine. J’aurais été vraiment très déçue si j’avais payé ce tarif, souffle Laurence. Ça ne le vaut pas, on en a vu des mieux pour moins cher. » Maman », une pièce de Samuel Benchetrit, avec Vanessa Paradis, Éric Elmosnino, Félix Moati, Gabor Rasso, au Théâtre Édouard VII, 10 place Édouard-VII, 75009 Paris, plus d’informations ici. Places, de 10€ à 98€. 06 avril 2012 Pour le spectacle de fin d’année ma collègue et moi avons décidé de mêler théâtre et mythologie grecque, puisque c’était notre thème annuel à toutes les deux. La pièce sera tiré du recueil Pièces mythologiques présenté à gauche. Plusieurs des pièces proposées font envie mais nous optons pour La Gorgone aux cheveux de serpents » car nous allons travailler avec nos deux classes, il nous faut donc une pièce à rôles nombreux. Présentation Ce recueil propose neuf pièces inspirées de la mythologie gréco-romaine. Riche en intrigues et en personnages, celle-ci est en effet une source inépuisable pour construire de multiples histoires. Ici revisités, souvent avec humour, les mythes donnent naissance à des pièces originales et pleines de rebondissements. Sont ainsi mis en scène des mythes et personnages célèbres Zeus, Apollon, Hercule et ses douze travaux, Ariane et son fil, Pandore et sa boîte… et d’autres moins connus Polydectès, la reine Alceste, le roi Midas… grâce à des textes de longueur et de styles variés. Les enfants pourront découvrir des histoire à suspens Thésée et Ariane, La Gorgone aux cheveux de serpents ; des pièces qui interrogent sur la curiosité La boîte de Pandore, la fidélité La reine Alceste revient, la jalousie La vie ne tient qu’à un fil, la cupidité Le roi aux oreilles d’âne, la perfidie Le piège de Vulcain ; des pièces drôles Le jugement de Pâris, Les douze travaux d’Hercule. Un ouvrage qui donne l’occasion aux enfants de mieux connaître le patrimoine mythologique tout en prenant plaisir à interpréter des personnages souvent hauts en couleurs. Bilan Nous avons réparti les rôles de manière à faire participer 32 élèves. Côté mise en scène, le choeur composé à chaque fois de 3 ou 4 élèves restait durant toute la durée de la scène sur le côté. Ils étaient habillés tout en noir avec des masques blancs. Le rôle principal Persée, ainsi que les rôles d’Hermès et Athéna ont été attribués à 3 élèves. Pour les autres rôles Polydectès, Diodore, les trois grées il y avait à chaque fois 2 élèves qui se partageaient le rôle ils ont fait 1 scène chacun. La pièce a énormément plu aux enfants, comme aux parents ! Il était réputé pour ses pièces provocantes affichant toujours complet. A Moscou, le Centre Gogol, théâtre transformé en nid de liberté par l'artiste aujourd'hui exilé Kirill Serebrennikov, a joué jeudi soir son dernier spectacle "Je ne fais pas la guerre."Des mots qui résonnent, dans le contexte de l'assaut russe en cours depuis plus de quatre mois contre l'Ukraine et qui a entraîné en Russie un nouveau tour de vis contre ceux qui ne pensent pas comme le salle est pleine, l'émotion forte, les applaudissements s'enchaînent. Sur scène, les acteurs interprètent des textes du poète et ancien soldat Iouri Levitanski 1922-1996, très apprécié de l' titre est tiré d'un vers emblématique "J'ai presque tout oublié, je veux tout oublier. Je ne fais pas la guerre, la guerre se fait en moi". Avant la représentation, des spectateurs ont déposé quelques roses devant le théâtre aux murs blancs, comme à des funérailles. "Ils ferment tout, ils bloquent tout", déplore Daria Kojevnikova, une enseignante de 36 ans. Elle marque une pause, puis un étrange sourire traverse son visage couvert de taches de rousseur "On sera bientôt tous enchaînés." Le directeur artistique du centre Gogol Alexeï Agranovitch G, qui avait remplacé en février 2021 son directeur historique Kirill Serebrennikov, éjecté de son poste par le pouvoir, après la dernière représentation, le 30 juin 2022, de ce théâtre fermé par les autorités / AFP Alors qu'un nouveau rideau de fer s'est abattu entre la Russie et l'Europe, le pouvoir russe accélère sa répression contre toute critique de l'offensive en Ukraine. A coup de fermetures d'organisations, d'amendes et de peines de maintenant au tour du Centre mairie de Moscou a annoncé que le théâtre, une scène municipale, allait changer de direction à la rentrée et retrouver son nom d'antan - Théâtre dramatique Nikolaï Gogol - celui d'avant l'ère Serebrennikov, quand on y jouait des pièces bien plus autre théâtre moscovite réputé, le Sovremennik, va aussi changer de direction. - "Symbole de liberté" -Entre 2012 et 2021, Kirill Serebrennikov a été le directeur artistique du Centre Gogol et en fait un pilier de la vie culturelle russe. On y montait des pièces endiablées mêlant performance, critique sociale, sexualité. On y invitait des artistes étrangers."C'est un endroit où ils avaient réussi à mêler la modernité, la mode et l'art. Un endroit qui montrait aux jeunes que c'est cool de faire de l'art", témoigne Alia Talibova, une Moscovite de 39 ans venue au dernier la dernière représentation, le 30 juin 2022 à Moscou, du Centre Gogol, théâtre connu pour son indépendance et fermé par les autorités, une spectatrice se fait prendre en photo tenant une pancarte disant "Je ne fais pas la guerre", ce qui est également le titre de la pièce jouée ce dernier soir / AFP En février 2021, Serebrennikov avait été éjecté de son poste, quelques mois après avoir été condamné dans une affaire de détournements de fonds dénoncée comme une punition du pouvoir. L'un de ses collaborateurs, Alexeï Agranovitch, avait pris le relais, avant d'être lui-aussi remercié cette semaine."C'est injuste, ça fait très mal et ça ne devrait pas arriver, surtout au XXIe siècle quand on prétend avoir un pays et une société civilisés", affirme à l'AFP Ilia Vinogorski, un acteur de 22 ans présent jeudi au Centre Gogol."Serebrennikov, c'est un symbole de liberté", abonde Liza Maximova, une étudiante de 19 ans. "C'est avoir le choix de parler de ce qu'on veut, de parler de l'être humain, de ce qui est important pour nous."Après le spectacle, des spectateurs boivent dans la pénombre un dernier verre dans le café du Centre Gogol. D'autres se prennent en photo en tenant un panneau où est écrit "Je ne fais pas la guerre."Opposé au conflit en Ukraine, Kirill Serebrennikov a quitté la Russie fin mars et vit désormais en exil en Allemagne. Cruel contraste, il met en scène en juillet le spectacle d'honneur du festival d'Avignon, dans le sud de la France, le plus grand festival de théâtre au monde. Dès l'annonce du remaniement du Centre Gogol, il a dénoncé "le meurtre" de son projet artistique. Puis il a pris la parole pendant la dernière représentation du Centre Gogol, par visioconférence, depuis la Cour d'honneur du Palais des Papes à Avignon. "Nous sommes des gens pas du tout agréables pour le pouvoir", a-t-il lancé à son public. "Mais on va vivre longtemps et j'espère qu'on verra, un jour ou l'autre, la fin de la guerre et le début d'une belle Russie tournée vers l'avenir."video-bur/ia De Watatatow à Victor Lessard, de Macaroni tout garni aux Pays d’en haut, en 20 ans de carrière, Julie a tout joué et en a fait du chemin, sur scène comme à l’écran, grand ou petit. Et maintenant, elle-même le dit, c’est l’heure de sa consécration. Photo Andréanne Gauthier Dans une salle au sous-sol du Théâtre du Nouveau Monde, une dizaine de personnes attendent, assises devant une longue table en V. Ce sont les gagnants d’un concours pour assister à la lecture par les comédiens d’une création signée Michel Marc Bouchard. C’est exceptionnel. Normalement, le public découvre la pièce après des mois de répétitions en vase clos. Aujourd’hui, il verra de très près les artistes au boulot, alors qu’en ce samedi gris s’enclenche le processus qui culminera des semaines plus tard, le soir de la première en présence de 750 spectateurs. Tiens, voici qu’entre Julie Le Breton en habit de travail blouse blanche, jean bleu, manuscrit surligné en main, air gêné. J’avais peur que les gens trouvent ça plate et long, me dira-t-elle une fois l’exercice terminé. Entendre du théâtre lu demande une concentration particulière… » Dans la salle, son arrivée cause un léger frisson. Elle était tellement bonne dans Les beaux malaises », chuchote ma voisine à sa copine, qui opine du bonnet. Casquette vissée sur la tête, Éric Bruneau et Patrick Hivon précèdent de peu une Magalie Lépine-Blondeau discrète avec ses lunettes et ses cheveux tirés. Puis, l’auteur paraît, sur les talons du metteur en scène Serge Denoncourt. Toute la distribution de La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé s’assoit derrière la table et nous fait face, composant une image qui évoque la dernière Cène, avec Michel Marc au centre à la place du Christ. Denoncourt, un brin baveux, lance quelques mots de bienvenue Vous trouvez ça bizarre d’être là? Ben nous aussi! » Enfin, la lecture démarre avec Julie, qui tient le rôle principal, celui de Mireille Enfant, je souffrais d’insomnie chronique… » Embaumeuse à la carrière florissante, Mireille est de retour dans son Lac-Saint-Jean natal après 10 ans d’absence pour s’occuper » de la dépouille de sa mère. Michel Marc Bouchard, dont l’œuvre Les Feluettes, Tom à la ferme… est montée partout, de Tokyo à Chicago, cherchait pour l’incarner une actrice début quarantaine qui pouvait jouer une introvertie, explique-t-il. Je voulais aussi quelqu’un de racé qui pouvait représenter une certaine classe. C’est Serge qui m’a parlé de Julie. » Le dramaturge avait vu la comédienne sur scène, au cinéma et à la télévision, mais ne la connaissait que de réputation. Cette fille peut tout jouer, n’a pas d’inhibitions et est toujours prête à se jeter à l’eau. » Il lui a écrit. C’était il y a près de trois ans. Quand j’ai lu que Michel Marc m’offrait Mireille, j’ai pleuré. Pour moi, ça ressemblait à une consécration. Il est l’un de nos plus grands auteurs, de la trempe de Michel Tremblay et de Robert Lepage. C’est un gage de confiance énorme, et tu veux être à la hauteur », me raconte Julie deux jours plus tard, en tête à tête dans un restaurant montréalais. Pour se préparer, la comédienne a rencontré une embaumeuse. Il y avait le corps d’une dame dans une salle, mais il aurait fallu demander la permission à la famille pour le voir. » Déçue, elle a toutefois fait le plein de connaissances sur la thanatopraxie. Savais-tu que, quand ils vident le sang, ça s’en va dans les égouts de la ville? Ils font une incision ici [elle pointe un endroit précis sur sa gorge] pour avoir accès à la veine jugulaire, et font entrer le formaldéhyde, qui pousse le sang hors de l’organisme… Bon, on commande? » L’ami Patrice Tout en étudiant le menu, elle jette un œil sur son cellulaire où entrent des messages qui l’amusent. Excuse-moi, c’est Patrice. » Patrice Robitaille et elle ont rendez-vous cette semaine-là pour le début du tournage de la troisième saison de Victor Lessard Club Illico. On se connaît depuis 20 ans, on est sortis de l’école de théâtre en même temps, en 1998. C’est mon ami, mon Patou. » C’est aussi un acteur avec qui Julie a souvent partagé l’écran. Dans le film Quand l’amour se creuse un trou, première œuvre du réalisateur Ara Ball, sur les écrans l’été dernier, Julie et Patrice incarnaient un couple, et il y avait une scène de lit. Oh, rien d’olé olé, mais sa seule évocation met le feu aux joues déjà naturellement rosies de Julie. C’était assez gênant, et bizarre, d’aller dans ces zones-là avec lui. J’étais stressée. » Patrice me confirmera quelques semaines plus tard qu’il n’était pas moins tendu que sa partenaire de jeu Je suis rarement à l’aise dans ce genre de situation. Il y a beaucoup de choses à gérer, entre autres le fait qu’on se connaisse et qu’on soit amis. Je n’ai pas l’habitude d’être nu avec mes amis. » Mais, ajoute-t-il fièrement, on a été des professionnels jusqu’au bout ». Un contre-emploi bienvenu Dans Victor Lessard, populaire série policière tirée des romans de Martin Michaud, ils forment là encore un tandem détonnant, mais sexuellement incompatible. Patrice incarne Victor, sergent-enquêteur, et Julie se glisse dans la peau de Jacinthe Taillon, sa coéquipière lesbienne. Elle est décrite en ces mots par le romancier gros doigts boudinés, carcasse monolithique, traits mous, cheveux coupés court, bourrelets visibles ». Il faut faire un énorme effort d’imagination pour superposer l’image de Julie Le Breton à cette description peu flatteuse. Et pourtant… On ne cache pas mes cernes et, des fois, on en ajoute. J’ai les cheveux foncés, tirés et aplatis comme un casque de bain, pas de rouge à lèvres ni mascara… » Patrice n’est pas surpris qu’elle soit crédible dans les souliers de Jacinthe. Mon étonnement est plutôt dirigé vers ceux qui ont eu l’audace de lui proposer ce rôle. Elle est rendue à un niveau dans sa carrière où on veut avoir Julie Le Breton pour plein d’affaires, et même pour un contre-emploi. » S’enlaidir ne lui inflige aucune blessure d’ego. J’ai trouvé ça plus libérateur qu’autre chose, assure-t-elle en découpant son bagel au saumon fumé. Quand tu joues une fille séduisante, et je l’ai beaucoup fait, à la longue, ça devient fatigant. En Jacinthe, je suis assise tout croche, les jambes écartées, et si mon bourrelet dépasse, c’est tant mieux. » Tout de même, pour plusieurs, Julie Le Breton est l’incarnation même de la féminité… Mon Dieu, pas quand on me connaît! J’ai une énergie masculine, avec un humour très grossier, capable d’être one of the boys. Je ne tripe pas sur le maquillage, je ne m’achète pas de linge, je ne vais pas chez la manucure. J’ai de la misère à me faire faire un facial, je trouve que c’est beaucoup d’investissement sur soi. » Photo Andréanne Gauthier Belle-mère épanouie Deux fois déjà, je l’ai interviewée. Notre dernière rencontre remonte à cinq ans. La Julie de 2014 était fébrile, sur ses gardes, fatiguée aussi. Elle avait parlé de désir de maternité et d’essais infructueux. Ce sujet sensible, la Julie de 2019, calme, quasi zen, l’aborde d’emblée. C’est terminé, derrière moi. Quelle délivrance! Toute la période où j’ai tenté de tomber enceinte, j’avais l’impression d’attendre que quelque chose se passe. J’ai fait tous les cycles, des années de tests violents, douloureux, intrusifs… Mon couple n’y a pas survécu. » Sa voix, claire, forte, porte si bien que les convives trois tables plus loin tendent l’oreille. Oui, je peux être une personne épanouie, qui comprend l’amour et l’humanité, même si je ne suis pas une mère. J’ai eu une écœurantite aiguë de la pression sociale, comme si on était une sous-femme si on ne donne pas la vie. Je trouve que les gens manquent d’empathie. » À l’automne 2014, pendant le tournage du film Paul à Québec, sa route a croisé celle de Guillaume Parisien, assistant à la caméra. Du coup, la célibataire de 39 ans qui rêvait d’être maman est devenue la belle-mère de trois enfants. Ils ont maintenant 13, 16 et 20 ans. De beaux jeunes de qui j’apprends plein d’affaires. Quand ils sont chez nous, j’essaie de créer un espace où mon chum peut être un papa. Mon rôle, c’est d’être un soutien, une amie. » Pas toujours facile, la coparentalité. Chacun ou chacune doit la redéfinir et la réinventer, parce qu’il n’y a rien d’établi. » Avec Guillaume à son bras, Julie foule les tapis rouges, une nouveauté pour la comédienne, connue pour sa discrétion. L’étalage de vie privée devrait s’arrêter là. Pas pour elle, le déballage public de ses émotions ou le jeu des confidences très présents dans les émissions de télé. Je n’ai pas la nostalgie de mon passé, je ne veux pas revoir mon prof de cinquième année, ni le premier gars que j’ai frenché. » Une grande part d’elle ne sera toujours visible que pour ses intimes. Peu nombreux, même si tout le monde craque pour elle », dit la comédienne Anick Lemay, qui fait partie de ce cercle restreint. Julie est presque ma sœur. » Elles sont aussi voisines. Et se sont beaucoup vues quand Anick a appris qu’elle était atteinte d’un cancer et après, pendant les traitements. Julie a vécu avec moi la grande chimio, quatre heures et demie d’injection. Comme c’est l’amie la plus conne que j’ai, elle m’a beaucoup fait rire et a transformé ce moment en quelque chose de lumineux. » Mais c’est aussi une fille qui doute beaucoup, selon Anick, soucieuse de ne pas en dire trop. Elle se sent comme une p’tite crotte de temps en temps et angoisse, roulée en boule dans son salon. C’est ce qui la rend si attachante. Elle pourrait avoir la grosse tête… » Et Patrice Robitaille de renchérir Quand tu la connais, tu te rends compte qu’on ne naît pas tous égaux. Elle a tout pour elle. Julie est irrésistible, sans chercher à l’être. » Lui-même, au temps de leur folle jeunesse, a succombé à l’effet Le Breton. J’éprouvais des choses pour Julie… Le timing n’a jamais été au rendez-vous. C’est mieux ainsi, on est restés des amis. » Égalité svp Aujourd’hui, sa carrière est au zénith. Julie accumule les trophées trois Gémeaux, deux Artis, même un Génie, reçu à Toronto pour le film Maurice Richard. Choyée, célébrée, hyper sollicitée, Julie peut désormais exiger un cachet en conséquence. Avec une certaine surprise, elle a constaté que ce n’était pas gagné d’avance. Je me bats pour être payée autant que mes collègues masculins à notoriété égale. » Le ton est posé, pas revanchard. Des fois, ça fonctionne, des fois, non. Et c’est non pour plein de raisons bizarres. On m’a déjà dit “Mais lui, il est tellement apprécié du public…” Tu veux savoir le pire? Ce sont souvent des femmes qui négocient du côté adverse, et ça me met en beau fusil. » Elle prend une dernière bouchée de bagel et sourit. C’était mon éditorial! » Yé, c’est l’été! Des vacances, je ne pense pas que je vais pouvoir en prendre. À l’heure où on se parle, mes deux dernières de juin sont libres. En juillet, c’est Les pays d’en haut. Après, c’est le gros projet télé dont je ne peux rien dire pour le moment. J’aimerais aller aux Îles-de-la-Madeleine, mon endroit de ressourcement ultime. Ce sera la période du homard, il fera encore frais… Je suis née à Arvida, au Saguenay, j’ai grandi en Suisse et aux États‑Unis, là où mon père, cadre chez Alcan, était en poste, mais ma famille vient des Îles. On y a une maison sur la plage, ma grand-mère y habite toujours, j’ai aussi des tantes et des oncles madelinots. Le vent qui souffle, le bruit de la mer qui couvre tout… C’est reposant pour quelqu’un comme moi, qui fait un peu d’anxiété et dont la tête “spinne” beaucoup. Je vais enfin pouvoir me détendre, observer le ciel et les nuages… Et j’ai envie de voir ma chienne Adèle courir dans le sable et triper – c’est une griffon, tellement belle, tout hirsute, que j’aime d’amour. Quand j’arrive chez moi, elle me regarde comme si j’étais une merveille! » Où on la verra La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé. Au TNM, du Du 22 au 31 octobre 2020. Victor Lessard La troisième saison débute dès l’automne, sur Club Illico. Tu te souviendras de moi Film d’Éric Tessier, d’après la pièce de théâtre du même titre. Avec Rémy Girard et France Castel, qui incarnent ses parents. Date de sortie encore inconnue. Les pays d’en haut La cinquième et dernière saison sera diffusée à l’hiver 2020, sur ICI Radio-Canada Télé. À lire aussi Julie Le Breton les coulisses de notre séance photo Descriptif Infos pratiques Localisation Facebook Appeler 06 70 97 24 15 Itinéraire SAINT-LAURENT-DE-LA-PLAINE Théâtre Représentation théâtrale au Théâatre des Rêveries de Saint Laurent de la Plaine. S’empoisonner la vie ». Voilà une expression qu’un couple aime employer dès que le quotidien le confronte à ses petits tracas. Seulement un soir, qui paraissait un soir comme tous ceux de sa petite vie bien ordonnée, une femme va commettre le pire. Elle va faire l’indicible et inavouable acte d’empoisonner son mari… Une comédie délirante dans laquelle Anne Plumejeau et Olivier Jollivet donnent vie à deux personnages qui brillent par leurs failles, leurs fragilités et leurs maladresses. Diaboliquement drôle. Infos pratiques Tarifs Tarif indiv. adulte12€ Tarif indiv. réduitEnfants de moins de 15 ans, demandeurs d'emploi 7€ Localisation Théâtre des Rêveries SAINT-LAURENT-DE-LA-PLAINE49290 MAUGES-SUR-LOIRE Latitude - Longitude Vous aimerez aussi à proximité... à km à km

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